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LES PIEGES

Les attentes du maître peuvent être déçues. L'adéquation entre les
caractéristiques recherchées et celles obtenues par le consommateur
est particulièrement fragile, dans le cas de l'animal familier. Le
chien par exemple cumule des incertitudes de nature différente.
Lés éleveurs produisent des races
nouvelles dont les caractéristiques physiques sont rapidement
connues mais dont les aptitudes et les vices de tempérament sont
cernés plus lentement.
Un chien, de race réputée pour assurer
la garde, mais mal éduqué, peut se révéler effrayé par les inconnus
et agressif à l'égard des personnes de l'environnement habituel
(voisins, amis, commerçants par exemple). Le même type de déconvenue
peut survenir au chasseur qui s'est procuré un chien d'une race
répertoriée pour la chasse et qui regrette les aptitudes de son
corniaud défunt. Autrement dit, la nature et la pureté de la race ne
garantissent pas les performances futures. Il en est de même pour
l'apparence physique. La conformité des apparences physiques à
certains canons esthétiques est aléatoire à l'intérieur d'une même
race.
Enfin et surtout, la satisfaction
tirée par le maître dépend pour beaucoup du degré auquel il parvient
a s'impliquer lui-même dans la vie quotidienne de son compagnon.
Toutes les espèces animales ne font pas courir au ménage propriétaire
des risque de se tromper aussi élévés qu'un chien. La polyvalence du
chien le place à un niveau élevé dans cette échelle de la déception.
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